
Kitsune raconte un voyage entre Lausanne et les landes écossaises avec, détail non négligeable, un petit détour par le Japon. L’architecture du roman, qui nous parle d’amitié, d’amour et d’envoûtement, est parfaite. Le lecteur, emporté par ce texte magique à l’imagination foisonnante, ne le quitte qu’à regret. Une écriture musicale, poétique, au service d’un texte, qui nous invite à sa façon à rencontrer un peu de mythologie japonaise. Après la lecture, les mots bourdonnent encore longtemps à nos oreilles.
Sélection du prix des auditeurs de la RSR 2008
Critiques:
"Le premier roman d'Amélie Ardiot entrelace une étrange légende japonaise aux landes écossaises et aux rues de Lausanne: Kitsune excelle à créer une atmosphère inquiétante sous la banalité des apparences, distillant à petites doses une tension qui fait mouche. [...]
Amélie Ardiot déroule son intrigue dans une écriture rapide et sensible, au gré de ce roman structuré comme un polar - indices subtils, atmosphères brumeuses, parfum de mystère - pour finir dans la magie d'un conte."
(APD, Le Courrier, 8/12/2007)
"Il en a inspiré, des cauchemars de bonheur tragiques, l'archétype de la renarde, la redoutable, ensorcelante femme renarde qui court dans les collines... Pour son premier roman publié, Amélie Ardiot enlace avec élan ce thème japonisant et le renouvelle par une audacieuse insertion dans un contexte lausanno-écossais qui tranche doublement. Et tisse son motif mythique sur la toile d'une amitié virile, née de l'humour et de la connivence, que va détruire un amour étrange.
Le récit habilement construit mène de façon plausible de l'Université à un château des Highlands - où on chasse le renard... - avec un intermède décisivement nippon au théâtre de Vidy!
La romancière fait du "je" narrateur un scientifique timoré et casanier qui s'accorde parfois des témérités. Le ton sonne juste, et le sens des atmosphères, les fines observations, les subtilités glissées dans un style pourtant rapide font qu'après avoir savouré les parfums sensuels de ce récit long en bouche, on attend le prochain roman."
(J.PG, 24 heures, 30/11/2007)
"Le premier roman d'Amélie Ardiot, une jeune écrivaine romande, s'avale d'une traite. [...] Le texte d'Amélie Ardiot sonne comme une étrange mélodie. Les mots s'égrènent au fil des pages tels des notes entraînant le lecteur vers l'inconnu, lui ouvrant une voie parsemée d'agréables surprises." (juillet 2008)
(www.murmures.info/index.php?kro=4707&action=view)

Dans Crabes à l'étouffée, Francine Collet offre au lecteur avec pudeur et empathie quelques instants de vie. Par petites touches, elle révèle des destinées ancrées dans une humanité sans artifice. Des moments attachants d'êtres fragiles que l'on quitte à regret.
Critiques:
"Coup de poing. Ils finissent rarement bien, les brefs récits de la Genevoise Francine Collet, mais leur chute claque si bien et si fort qu'on est obligé de sourire. Les ambiances lorgnent sur le sombre, la folie. Presque toujours, il y a un homme et une femme. Pris dans des attentes ou des rencontres qui avortent. Presque toujours, il y a des complications. Car c'est la solitude qui règne en maîtresse. Des histoires tristes? Non, car les phrases percutent. L'habileté littéraire sauve de la complaisance les personnages, les habillant d'une patine brillante. 3/5"
(Femina, 1er août 2010)
"Dix textes, d'une dizaine de pages en moyenne, qui savent créer une atmosphère particulière d'attente, d'incertitude alimentée par la description foisonnante de détails vrais. Et, comme il se doit, les dénouements sont aussi inattendus que spectaculaires."
(La Vie protestante, juin 2010)
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Restée fidèle au procédé argentique, Adriana Passini soigne le cadrage lors de la fixation de l’image et recourt rarement à une correction ultérieure. Son œil est toujours à l’affût de détails qui, à travers son objectif, changent d’échelle, deviennent visibles, essentiels même. Une métamorphose surprenante comme un aboutissement, ou plutôt comme un commencement. L’interprétation de cette nouvelle image peut être multiple, selon la sensibilité et la fantaisie du regard posé sur elle.
C'est ainsi qu'est né ce livre. Francine Collet s'est laissé guider par ces photos sans chercher à savoir ce qu'elles représentaient, elle s'est seulement mise à l'écoute de ce qu'elles lui inspiraient afin d'écrire des histoires aux mille échos. Dans Passage d'ombre, l'écrit ne commente pas la photo et la photo n'illustre pas le texte, mais l'un et l'autre entrent en résonance, témoignant d'une complicité entre deux artistes.
Critique:
"C'est un livre dans lequel on peut regarder les photos, ou simplement lire les textes. Mais y associer les deux, en essayant de comprendre la démarche de l'auteur des lignes, est un jeu assez passionnant, même si les motivations et les émotions de Francine Collet resteront toujours pour elle-même."
(Le Dauphiné, 8 janvier 2011)
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Comment restituer une existence dont de nombreuses pages se sont égarées pour toujours ? En tissant des bribes de souvenirs avec le fil de l’imaginaire, l’auteure dessine un portrait sincère et touchant de Félicien. L’écriture limpide et toujours subtile de Francine Collet permet ainsi à une mémoire singulière de devenir universelle.
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Le don d’Elise, conte de la montagne, est un texte aux multiples résonances, où l’art et le don de guérir affrontent l’âpreté de la nature. Un conte hors du temps, qui évoque le chemin que chacun trace avec ce qui lui a été transmis par les générations précédentes. Une histoire enracinée dans une terre belle et âpre, où la mort rôde parmi les fleurs.
Prix de la Société littéraire de Genève 2008
Coup de coeur du jury 2008, Salon du livre de Montagne, Passy (Haute-Savoie)
Critiques:
"[...] Elise porte le prénom d'une rebouteuse des alpages décédée. Elle anime ce récit hors du temps qui évoque le chemin que chacun trace avec l'héritage des générations précédentes. A rebours, à des années-lumière de la nervosité vénéneuse du monde moderne, Le Don d'Elise transporte vers un pays rude et beau où la (sur)vie n'a rien d'une sinécure, mais où nul n'est de trop ni déclaré obsolète par l'évolution du marché ou de l'outillage. Une contrée où émotions et chaleur humaine tiennent la première place. Elise blessée ne peut plus cheminer de-ci de-là? Qu'à cela ne tienne, elle contera des histoires - dont celle que le lecteur tiendra entre ses mains. Rien que parce que chacun a une place dans le puzzle social et croit à ce qu'il fait, Le Don d'Elise recèle une précieuse subversion: l'échelle humaine."
(Marc-Olivier Parlatano, Le Courrier, 29/12/2007)
"Après l'Afrique, c'est sur les chemins de l'alpe, parfois inhospitalière mais tant aimée, que s'est rendue Francine Collet. Son art de conteuse s'est affermi et on suit avec un grand plaisir les destins de l'Elise et de ses descendants à travers les joies et les vicissitudes qui marquent la vie des gens simples et profonds.[...]"
(Annette Zimmermann, A tire d'elles/L'Inédite, décembre 2007)
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Une écriture souple et déliée pour raconter et raconter encore l’Afrique, son Afrique! Le regard posé sur ce continent est sensible, ouvert et lucide. Il nous permet d’aller à la rencontre de cet autre à la fois infiniment proche et très lointain.

Amateurs de mots et de textes, nous publions nos coups de cœur littéraires depuis 2004 déjà. La nouvelle, le roman ou le témoignage ont été ainsi tour à tour l'objet de notre attention.
Il y a quelques mois, le comité d'Encre Fraîche a décidé de lancer un concours de nouvelles. Qui dit concours, dit thème... Autour d'un repas - qui marque de manière rituelle chacun de nos comités - le choix a été vite fait. Aux grands thèmes universels, nous avons préféré les plaisirs de la table. Comment mieux représenter Encre Fraîche qu'en liant une page et une spatule ?
Après quelques mois d'une attente fébrile, les textes nous sont enfin parvenus. Nous les avons goûtés, choisis puis apprêtés. Au tour du lecteur désormais de les découvrir.
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Suite à une première expérience mêlant la « spatule » gourmande et la « page » littéraire, les éditions Encre Fraîche ont eu envie de lancer un nouveau défi aux amateurs de mots. Suivant ses passions, notre comité a choisi les animaux comme sujet. Quant à l’intitulé du concours auquel les auteurs de ce recueil ont dû se frotter, il se résumait à une phrase : « Les animaux, des êtres humains comme les autres. » Et quelques pistes : l’animal, un objet de consommation ?… Responsabilité de l’homme par rapport à l’animal, spécisme ?… Pas si simple ! Quelques mois plus tard, nous avons pu nous plonger avec curiosité et intérêt dans les textes que nous avons reçus non seulement de Suisse, de France, mais également d’Israël ou encore d’Afrique ! Après d’intéressantes discussions, nous en avons retenu quatorze, que nous avons le plaisir de vous présenter dans le présent recueil.

Deux points de suture nous plonge dans l’univers de la plaie. D’abord la souffrance morale, celle d’un professeur de philosophie trop lucide pour survivre à l’hypocrisie exigée par la vie en société ; puis celle physique, qui le déshabille, qui nous l’offre en pâture. C’est une écriture chirurgicale qui tarabuste et qui dérange. Le rythme est rapide, la descente effrénée, le ton sec et sans ornement. L’auteur ne se cache pas, il montre et fait voir l’horreur, sous toutes ses sutures, dans ses moindres recoins. Une expérience des profondeurs.
Né à Strasbourg en 1965, Eric Driot vit depuis 2002 en Valais. Il travaille à la Clinique romande de réadaptation en tant qu’infirmier. Deux points de suture est son premier roman.
Critique:
"(...) Un texte intéressant qui nous donne à découvrir un monde dur, sec, violent, qui met en scène un professeur de philosophie quelque peu désabusé, qui après des années d'enseignement s'aperçoit que la philosophie et la littérature ne sont plus en odeur de sainteté auprès de nombreux jeunes d'aujourd'hui. Un constat amer d'une société en constante évolution, qui souvent se mord la queue et a perdu nombre de ses repères. Et puis en plus de la souffrance morale, la douleur physique et la déchéance du corps... (...)"
(Le Nouvelliste, 7 juillet 2011, Jean-Marc Theytaz
interview à lire sous www.nouvelliste.ch/fr/news/culture/la-condition-humaine-et-la-souffrance_14-301625)

Genève, 2025. Dans une Suisse où s'affrontent tolérance et fanatisme, trois femmes musulmanes courageuses incarnent cette première voie : Leïla, Conseillère fédérale convertie à l'Islam, la Princesse Khadîja aux idées libérales et la femme-flic Aayan, victime de l'excision. Aayan, avec l'aide d'un journaliste juif, mène une enquête au rythme haletant dans la Cité de Calvin, en quête d'un mobile qui lui échappe.
Un texte saisissant, au style efficace, qui emporte le lecteur dans une véritable cavalcade contre les préjugés et l'extrémisme.
Critiques:
"[...] bien ancré dans le présent, Olivier May place toute son expérience en ethnologie pour instruire, son véritable métier, ses lecteurs. Une vraie lecture de réflexions efficace."
(http://climaginaire.joueb.com/news/excision)
"Si le titre fait à lui seul frémir en pensant à l'intolérable mutilation qu'il évoque, Olivier May a su trouver les mots justes pour ne pas tomber dans le pathos. [...] Il utilise le principe d'une enquête policière qui est la trame principale du roman et à travers les souvenirs de son héroïne, nous fait revivre l'enfer qu'elle a connu et surtout qu'elle continue de vivre."
(http://lautremonde.radio.free.fr, recherchez dans la liste littérature/bd)

Roman construit comme un « polar » mais philosophique, il ouvre une réflexion sur la différence, sur le monde scientifique, sur l’homme. Un cyclope fait son apparition et les passions se déchaînent, les scientifiques se l’arrachent. L’homme soulève curiosité, convoitise, horreur ou compassion. D’où vient-il ? Est-il le fruit d’une mutation spontanée ou celui de manipulations génétiques ? La question fait sens et entraîne le lecteur dans un labyrinthe vertigineux.
Critique:
" L'originalité du récit tient essentiellement dans
son point de vue. [...]
Et ça marche ! On y croit et on en redemande. Au fur et à mesure de ce road movie presque planétaire, les intrigues s'entremêlent, des Yéniches, peuple
nomade très présent en terre helvétique s'en mêlent et les cartes se
brouillent tandis que l'étau se resserre sur notre monstre.
Le
tout dans un style ciselé qui permet de mêler fantastique et délires
scientifiques sur un ton burlesque débridé avant de nous entraîner vers
la chute, inéluctable et émouvante..." (Olivier May, 19/12/2009)
http://noosfere.org/icarus/Livres/niourf.asp?numlivre=2146576064

Incisives, souvent burlesques, avec une grande justesse de ton, un sens indéniable de la mise en scène, un zeste de vitriol sur le quotidien de personnages qui se cherchent – vous l’aurez compris, ces nouvelles surprennent. Sébastien Ramseier suit ses personnages pas à pas. Avec acuité, une acuité de scalpel, mais aussi une grande empathie, il leur insuffle vie. Un jeune auteur dont c’est la première publication – à découvrir!
Critique:
"Un recueil de nouvelles au ton incisif, ça fait toujours du bien, surtout que celui-ci est l'oeuvre d'un jeune auteur genevois à la plume plutôt acérée. Une valse de personnages très vivants et une ambiance qui rappelle les nouvelles de Sam Shepard. Well done!"
(La Matin bleu, 9/03/2007)
"Délire sadomasochiste, échangisme, vendetta familiale mafieuse, balade post-mortem, faits divers tragi-comiques, autant d'histoires, de morceaux de vies pris sur le vif. Cet excellent recueil nous fait voyager dans ce monde qui nous entoure quotidiennement , tantôt sensibles, tantôt cruelles, ces histoires sont toujours d'une justesse incisive. Sugar Daddy est la première parution d'un jeune auteur genevois faisant preuve d'une sensibilité toute particulière. Sébastien Ramseier a le mérite de ne pas juger ses personnages, il les accompagne simplement dans un instant choisi de leurs existences, renforçant par ce biais la puissance de ses récits. Jamais choquantes, malgré les sujets abordés, ces nouvelles surprennent par une teneur richement émotionnelle présente même dans les instants les plus sombres."
(Murmures magazine, n°21, été 2007)

Une saga valaisanne et savoyarde dont les ingrédients sont le silence, l’aveuglement, la jalousie, la haine héréditaire, les non-dits. Jean-Daniel Robert connaît son sujet et nous emmène haletant dans le dédale des intrigues familiales, véritable nœud de vipère au dénouement incertain. L’auteur est un poète et cela se sent dès les premières pages, l’évocation de la nature suggère bien des échos.
Sélection Lettres Frontières 2009
Critique:
"Un roman suisse haut en couleur. Cette histoire de famille, écrite dans une langue poétique et imagée, nous conduit dans les montagnes, avec ses odeurs, ses personnages très typés. Un livre où l'argent, la jalousie, la haine et les secrets de famille constituent une trame haletante."
(www.obiwi.fr/culture/lectures/82129-les-dravasses-de-jean-daniel-robert)
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Un texte comme un cri, celui de Jean-Daniel Robert, trop long-temps retenu. Un puissant cri de survie, de résistance et de révolte aussi. Le trait est forcé, à la limite de la caricature comme pouvait l’être celui des comédies du Moyen Age. Parfum de fin d’un monde ou espoir de renouveau ?
Jean-Daniel Robert est l’auteur de plus d’une dizaine de recueils poétiques. Ce Genevois collabore à de nombreuses revues. Après Les dravasses, les Editions Encre Fraîche publient Journal de Noé, Chronique du vieux refuge, son deuxième roman.
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Dans son recueil de portraits intitulé Les enfants des rues m'ont appris à écouter les oiseaux, Françoise Roubaudi raconte vingt-deux personnalités féminines genevoises, qui œuvrent pour un monde meilleur, à Genève et dans le monde, sur le devant de la scène ou dans l'ombre. Elles se sont lancées sans relâche, chacune à sa façon et à son niveau, dans la lutte contre la pauvreté, la violence ou la maladie. Des textes profonds et sensibles, qui redonnent confiance en l'humain. Enseignante et animatrice d'ateliers d'écriture, Françoise Roubaudi a publié en 2004 un recueil de nouvelles, Un plaisir acide et méchant, en 2008 un roman, Les cadavres invisibles, aux éditions Encre Fraîche.
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Comédien burlesque, auteur aphone, comédien contesté, metteur en scène incompris, partenaire d’un couple improbable, le personnage principal connu sous son nom de scène, KA-O, se heurte au silence, à l’absurde, à l’absence. Jusqu’à ce que le voile qui le sépare, le protège en l’isolant, se lève sur une joie aussi inattendue que fragile.
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Pourquoi Rosine peint-elle tous ces portraits comme autant de « vies silencieuses » ? Que signifient ces photos découpées ? Ces romans inachevés ? Ces vies interrompues trop tôt ?
Un retour dans la ville de son enfance prendra des allures de cauchemar. Pour une vie plus libre ?
Un texte comme une brèche dans le temps, un roman beau et émouvant qui ne peut laisser indifférent.
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Quinze nouvelles totalement originales, sur l'horreur au quotidien. Avec une acuité qui fait peur, Françoise Roubaudi fouille le coeur de ses personnages, si réels qu'ils nous sont proches, si naturellement dérangés qu'ils nous font douter de nous-mêmes.
Critique:
"Ce plaisir acide et méchant, c'est celui qu'on prend à lire les quinze nouvelles qui composent ce recueil. Un petit décalage dans la tête des personnages et hop!, voilà un destin individuel qui sombre dans la solitude, la folie ou la mort. Des récits fantastiques attachés à des personnages en train de glisser vers un autre état, la rupture, la chute. [...] Dans ce recueil, la Vaudoise Françoise Roubaudi use d'un style bref et concis, elliptique, dont le lecteur n'a aucun mal à combler les vides, pour dégager en quelques phrases une belle galerie de portraits de personnages si naturellement dérangés. Des contes de la folie ordinaire."
(Jean-François Thomas, 26/10/2004)
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Valentine Sergo signe ici son premier recueil de nouvelles. Cette auteure travaille à la manière d’une peintre, par petites touches impressionnistes, pour décrire ses personnages, à qui elle insuffle une grande empathie. Ces tableaux sont d’une parfaite justesse d’observation. Un regard très tendre sur «l’humain trop humain».

Lyon, simple filature parle en touches très délicates de l'enfance. Le ton est d'une grande justesse, la description des caractères fine et pertinente. Le roman parle du funambule qui sommeille en chacun – il suffit parfois de peu, de très peu pour basculer.
Prix Bibliomedia 2009
Critiques:
"Le quatrième roman d'Olivier Sillig publié par Encre fraîche se murmure sur un ton plus feutré, moins épique que les précédents qui jouaient à la lisière du roman historique ou de la science-fiction. [...] Ce roman en demi-teinte fait penser aux dessins de Tardi, dans une France d'avant la télé. Les dialogues ont quelque chose de naïf, d'un peu maladroit; les hasards de la recherche tiennent du conte, ce qui est lié à l'apparente absurdité de la démarche. D'ailleurs tout finit bien. Olivier Sillig signe une oeuvre en mineur, sympathique et un peu grise, comme son héros."
(Isabelle Rüf, Le Temps, 31/05/2008)
"Une histoire sensible, une trame très crédible et une grande humanité dans la description des personnages. Les thèmes de l'enfance, du silence et du secret se lisent en filigrane de l'histoire, qui résiste à toutes les interprétations, mais interpelle vraiment le lecteur."
(Communiqué de presse de Bibliomedia)
"Olivier Sillig, ce trop rare auteur suisse au style délicat et pudique, nous entraîne dans le Lyon des années 50, tressant une atmosphère que Simenon n'aurait pas désavouée. Cette enquête autour de l'absence, c'est presque la matrice ou l'épure du roman policier, mais aussi l'exploration sensible des détresses de l'enfance."
(Le Dauphiné libéré, 26 mai 2008)
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Après une rencontre forte, deux adolescents partent à la découverte des Amériques. Sur leur chemin ils se font enrôler dans l'armée et découvrent la barbarie et l'absurdité de la guerre. Eux ne réagissent pas comme des bêtes abruties par le sang. Par cette expérience, ils vont développer leur aptitude à "l'humanitude". Ils vont aussi découvrir l'Amérique après un long périple.
Sélection du prix des auditeurs de la RSR 2007
Critiques:
"Deux gamins jetés dans les tourmentes du XVIIIe siècle, qui traversent gaiement les batailles, les persécutions, les naufrages. Ils finissent par atterrir au Mexique après un épisode idyllique sur une île des Caraïbes peuplée d'Indiens. L'auteur a trop mis dans ce livre : l'horreur des guerres, la misère des campagnes, la rudesse des traversées, le scandale de l'extermination des Indiens, l'ignominie de la colonisation et de l'esclavage. Mais son roman tient par son rythme et sa générosité même." (Isabelle Rüf, Le Temps, 25/04/2006)
"Olivier Sillig est un auteur rare. À l'écoute du léger bruissement de la vie. André et Martin, deux jeunes gens qui s'aiment, traversent l'Europe au moment de la guerre de Succession d'Espagne, enrôlés comme soldats, ils vont connaître les terreurs des champs de bataille, puis, en route pour l'Amérique, la brutalité de la colonisation et de l'Inquisition. Au gré de leurs rencontres, ils traceront aussi une ligne d'espérance et de bonheur. Par sa simplicité, sa façon délicate d'aborder le monde, ce roman d'Olivier Sillig plonge au cœur de la triste et éblouissante condition humaine. (Thierry Hubert, Le Dauphiné libéré, 5/06/2006)
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Olivier Sillig s’impose par une plume vigoureuse, au rythme bien présent, créant ainsi une musique des mots envoûtante. En jetant les mots ainsi, cela fait naître des images très fortes. Son style est sobre et clair. Il a un univers riche et fouillé. Ses personnages sont attachants, dignes, complexes…profondément humains. Ouvrage fondateur de la maison d’édition…
Sélection du Prix TSR du roman 2005
Critiques:
"Bien que situé en l'an mil, ce n'est
pas vraiment un roman historique. Il tient plutôt du conte cruel, avec
un fond de réalisme rugueux. Au-delà des étiquettes, ce texte prenant
mérite de trouver des lecteurs. [...]
Olivier Sillig jette les événements en phrases brèves, presque sans
verbes, lançant des images en gerbe (peut-être parce qu'il est
également cinéaste). [...]
Après avoir mené son récit à toute allure, il boucle
le cercle de la guerre et des meurtres en laissant entrevoir une petite
lueur d'apaisement dans l'égarement des hommes."
(Isabelle Rüf, Le Temps, 4/12/2003)
"Dans un style dépouillé, descriptif, visuel, en phrases brèves
souvent sans verbe, comme des flashes, les faits sont jetés sur les
murs, à la va-vite. pas le temps de réfléchir à la construction de la
phrase. L'important est de dire. [...] La Marche du Loup par
son rythme lancinant, la musique de ses mots, les événements bizarres
qui le parsèment appartient ouvertement au registre des récits
fantastiques. Un livre envoûtant."
(Jean-François Thomas, 24 heures, 30/12/2004)
"Il y a du roman d'aventures échevelé, et de la fable aussi, dans ce livre captivant du Lausannois Olivier Sillig, qui nous transporte au Moyen Age, dans la foulée d'un personnage épique, né muet et rouge de tignasse, prénommé Wolfgang, surnommé le loup rouge et lancé dans une lutte sans merci contre un duc hermaphrodite très très méchant régnant sur la contrée. Modulant le thème de la dualité de multiples façons, l'auteur excelle à entremêler ses intrigues dans un climat réellement prenant. A relever enfin, après moult tribulations: la fin tout apaisée..."
(24 heures, 10/12/2004)


Une jeune citadine brutalement arrachée aux siens se retrouve dans un village de montagne. Elle va y grandir, aimer âprement et passionnément. En toile de fond, la condition de la femme à la montagne durant la période de la dernière Guerre mondiale. Une guerre qui se déroule ailleurs, mais qui est aussi une métaphore du combat intérieur que mène l'adolescente. Kitty, un personnage attachant, espiègle, imprévisible et exigeant qui se cherche, se perd, se retrouve.
Une écriture souple et dynamique serre le texte de près. L'adolescente, les femmes et les hommes qui traversent ces pages marchent à nos côté bien après que nous ayons refermé le livre.
Prix de "La créativité au 3e âge" de la Fondation du Dr Hans Van Tobel
Critiques:
"Original, très bien écrit, passionnant. [...] Un voyage tant extérieur qu'intérieur. A dévorer à pleines dents." (Le Nouvelliste, 15/06/10)
http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/sports/que-ferais-je-sans-l-ecriture-0-207451
"Rédigé en phrases courtes, concrètes, bien élaborées, voire poétiques, le récit louvoie entre la description terre à terre d'un monde suranné et l'expression passionnée, parfois fantasmatique, de sentiments exaltés peut-être autobiographiques." (La Vie protestante, juin 2010)
"Un record du monde? En tout cas, Mathilde Zufferey ne doit pas en être loin. Elle a attendu 91 ans pour publier son premier roman: La Rôdeuse. Et encore! C'est bien parce que son manuscrit a reçu un prix au concours La créativité au 3e âge, de la Fondation du Dr Hans Van Tobel, qu'elle s'est décidée à franchir la porte d'un éditeur. [...]"
(J.-M.R., Génération Plus, juillet-août 2010)